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31/07/2008 - Eric van de Poele en quête du record absolu : 5 victoires

Spa 08 team-mates

Cette deuxième place en 2007: ton résultat le plus frustrant ?

« Pas de doute ! On peut parler de fin de relais, de pneus usés, de tout ce qu'on

veut… je n'avais aucune excuse. Pendant une fraction de seconde, j'ai perdu le

contrôle de la voiture et cela a suffi. Je n'ai peut-être pas eu de chance, parce qu'il y a

des dégagements en bitume partout ailleurs, mais je me suis planté, point à la ligne.

Cela nous arrive à tous. C'est dire que nous roulons à la limite et que ce n'est pas un

job facile. Cela remet des choses en place et ce n'est pas mal. Ce que j'ai surtout

apprécié, c'est l'attitude de l'équipe. Tous les membres sont venus me réconforter,

Bartels en tête. La preuve de leur « pardon » immédiat : je repars avec eux cette

année… Je suis donc hyper motivé. Et cette année, promis, je garderai comme

d'habitude la voiture sur la piste. »

Quand as-tu été réellement soulagé après cette bévue ?

« A Zolder, en fin d'année, quand le clan Maserati ALD-Vitaphone a gagné le

championnat des pilotes et des équipes. Là, je me suis dit que ma deuxième place à

Spa n'avait pas eu une influence négative. »

Cette année, tu auras trois équipiers exceptionnels. C'est vraiment un « dream

team »…

« C'est, à mes yeux, le meilleur trio d'équipiers dont on puisse rêver : Bartels et

Bertolini sont des seigneurs de la vitesse et de la fiabilité. Quant au nouveau de la

bande, le poleman du Mans, je le considère comme le pilote le plus rapide sur terre

dans ce genre de voitures. Je dis sur terre par ce qu'il était très efficace en rallye

aussi. C'est donc Stéphane Sarrazin, il sera aussi un compagnon de route idéal… J'ai

gagné avec Bartels et Bertolini, il y a deux ans. C'est d'ailleurs la quatrième fois

d'affilée que je roulerai avec le même team, la même voiture et le même équipier

(Bartels). C'est peut-être un record, non ? »

Au volant de l'autre ALD Vitaphone, Stéphane Lémeret a été reconduit. Un avis ?

« Il a fait de très bonnes choses l'an dernier, il a été rapide et constant. Cela ne

m'étonne pas qu'il revienne dans l'équipe. Bartels fait confiance aux gens qui le lui

rendent bien. Il sera associé à Miguel Ramos, Alexandre Negrão et Alessandro Pier

Guidi. Ils ne vont pas nous rendre la tâche facile, c'est le jeu. »

Vos principaux adversaires ?

« L'autre Maserati de la famille, les Aston, les Corvette, les Saleen. Je regrette

sincèrement l'absence des Corvette de Luc Alphand. C'est vraiment dommage. Cela

dit, ce sera très serré comme au championnat d'ailleurs. Les 24 Heures, c'est un très

long sprint. Il faudra batailler de bout en bout et, évidemment, perdre le moins de

temps au stand. Notre équipe est parfaitement bien parée pour ce genre d'exercice. »

Les 24 Heures, ça t'inspire quoi ?

« C'est l'histoire de ma vie sportive… J'ai gagné quatre fois une course vraiment

aléatoire. Dans un palmarès, cela compte énormément, surtout quand on sait ce que

représente les 24 Heures en Belgique. Je me suis imposé très jeune en Tourisme et…

mûr en GT. Les 24 Heures, ce sont aussi plein de souvenirs. En 87, j'ai gagné aux

commandes d'une BMW avec Jean-Michel Martin, qui m'a beaucoup aidé à mes

débuts, et avec Didier Theys avec lequel j'ai couru l'an dernier. Je nétais pas sur le

podium parce que le dimanche, je disputais aussi une course de DTM. C'est l'année

où je suis devenu champion. En 98, au volant d'une BMW Groupe N préparée par Bart

Mampaey (RBM), je me suis imposé avec Alain Cudini et Marc Duez grâce à une

excellente stratégie. Bart excelle en cette matière, ce qu'il prouve constamment en

WTCC. Puis, après une trop longue attente, j'ai eu la chance d'être engagé par

Michael Bartels et le team ALD - Vitaphone. Une victoire en 2005 avec le patron et

Scheider, une victoire en 2006 avec le patron et Bertolini, me voilà prêt à

recommencer en 2008 après l'épisode particulier de 2007. On a quand même

terminés deuxième…

Si on faisait un petit tour de ta carrière…

« C'est en 1979, à 18 ans, que j'ai disputé ma première course provinciale. J'étais

fauché et on n'a plus entendu parler de moi jusqu'à ce que je dispute et gagne le

Volant Avia-La Châtre. En 84, j'ai donc disputé le championnat de France de F3. Avec

très peu de moyens, j'ai fait de bonnes choses et le BRPC, le club des journalistes

automobiles, consulté par BMW Belgium, m'a offert l'opportunité de disputer le

championnat de Belgique des voitures de Tourisme. Tout s'est enchainé ensuite.

J'évoquerai ainsi mes titres belge et Benelux en Formule Ford en 1985, mes trois

victoires en Formule 3000 lors du championnat 1990, ce

qui m'a très certainement permis de débarquer en F1. Grâce aussi à Jean-Michel

Martin et Pascal Witmeur, j'ai pris part aux Grands Prix en 91 et 92 dans de petites

structures certes mais je n'ai aucun regret. J'ai roulé pour Modena, Brabham et

Fondmetal, autant d'écuries qui ont fermé leurs portes quand… j'étais là !

Avec un tout petit peu de chance, j'aurais pu arriver plus loin mais peu importe. Ma vie

de pilote a toujours été fantastique. Je n'oublierai pas mes deux victoires aux 12

Heures de Sebring en 1995 (Ferrari 333 SP) et en 1996 (Riley & Scott), mes

participations au Mans avec une 3e (2001) et une 4e (2002) places au général sur

Bentley et mes victoires aux 24 Heures de Spa dont je parle par ailleurs. Je ne

passerai évidemment pas sous silence mes courses en GP Masters. En 2006, au

Qatar, j'ai terminé troisième derrière Mansell et Danner puis à Silverstone, deuxième

derrière Cheever. Quelle ambiance indescriptible. Enfin, l'an dernier, j'ai disputé les Le

Mans Series avec Didier Theys. Rien que de bons souvenirs même si la voiture n'était

pas très compétitive. Avec la Porsche, ils sont très bien équipés cette saison. »

Tu auras 47 ans le 30 septembre prochain. As-tu toujours le feu sacré ?

« Comme au premier jour. Je suis un passionné, un fan de sport automobile. Je n'ai

aucunement l'intention de raccrocher mon casque. J'y songerai lorsque je serai moins

compétitif. Je sais que ce n'est pas le cas. Pourquoi bouderais-je donc mon plaisir ?

C'est mon métier, après tout. Mon programme, cette saison, est d'ailleurs très bien

fourni : 15 courses en Grand Am aux States (moins une à Montréal qui tombe en

concurrence avec les 24 Heures), sans oublier les 12 Heures de Sebring, les 24

Heures du Mans, Spa bien sûr et le Petit Le Mans. Aux States, le team de mon

équipier Tracy Krohn est exceptionnel. Je me régale au volant de la Pontiac Lola. Les

techniciens et ingénieurs sont majoritairement des anciens de la F1. J'ai un contrat

d'un an avec option et j'espère vraiment être du voyage en 2009. Donc, j'ai encore des

tas de choses à faire avec un volant ! »

En bref

- ALD Automotive soutient Eric depuis 6 ans. ALD Automotive est la référence

en matière de leasing opérationnel et de gestion de parcs de voitures. Cette

société de 3600 collaborateurs est présente dans 39 pays et dispose d'un parc

de 730.000 véhicules… www.aldautomotive.be

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